


Equipés de bottes et de leur carnet de note, 5 enfants sont présents en cette matinée printanière pour explorer la nature aux abords de l’aérodrome des Sables d’Olonne. Le groupe se retrouve à 10h Rue des Veilles Retz et de suite est arrêté par l’Anthrisque sauvage Anthriscus sylvestris, la Stellaire holostée Stellaria holostea, et le Silène enflé Silene vulgaris qui sont en fleurs. Les chants d’oiseaux accueillent le groupe avec volubilité, Pinson des arbres, Pouillot véloce, Alouette des champs, Grive musicienne… mais au travers, du côté des buissons de l’aérodrome se fait entendre le Rossignol philomèle, et oui, notre premier chant entendu pour cette espèce migratrice, top-là dit Pierre-Louis, 14 ans et déjà bien passionné d’ornithologie … !
Peu de temps après, nous entendons la Huppe fasciée et le Coucou gris, tous deux migrateurs également et fraichement arrivés en Vendée.






Nous continuons en empruntant un chemin creux bordé de superbes chênes, quelques traces y sont visibles dans la boue et un peu plus loin, le groupe s’arrête, de belles empreintes de chevreuils et de sangliers sont là, nous sortons alors le plâtre rapide et très vite les enfants s’activent pour faire un prélèvement de celles-ci … sourires ! En attendant que le plâtre sèche, le groupe continue, le lin cultivé est bien en fleur, les orchidées aussi Anacamptis morio comme la Jacinthe des bois Hyacinthoides non-scripta et nous découvrons la saveur de noix de coco des fleurs de l’Ajoncs d’Europe Ulex europeus … hum, trop bon !


Par contre, en deux heures de balade, nous aurons croisé le chemin de 3 papillons seulement, une Piéride, une Thécla de la ronce et un Aurore mâle butinant sur la Cardamine des près Cardamina pratense ! Mais où sont-ils passés ?


De retour vers le coulage d’empreintes, nous arrivons près d’une très belle prairie où pousse l’Ortie dioïque Urtica dioica, de la menthe sauvage et plein de Gaillet grateron Galium aparine qui colle bien sur les vêtements !
Mais question des enfants : pourquoi y a t-il des pneus ici ? Euh, comment dire, une cinquantaine de pneus sont en effet déposés là, bien rangés, très bonne question ! Le propriétaire n’a pas le droit de faire cela, la nature n’est pas une poubelle, il faudrait en informer Monsieur le maire pour qu’il demande à cette personne de laisser propre sa prairie. Le retour se fait rapidement tout en mâchouillant de la menthe fraiche, belle matinée passée ensemble.
Le club nature de l’APNO se retrouve un dimanche par mois, il est destiné aux enfants de 7 à 13 ans.
Renseignements : apno.fr