Un chantier d’arrachage de plantes exotiques envahissantes avec les jeunes sur le marais sablais.
Le vendredi 20 février, un peu de soleil après la tempête de la veille, l’APNO association pour la protection de la nature au pays des Olonnes a participé au chantier jeune d’arrachage de Baccharis et d’Herbe de la pampa sur les marais sablais. Une opération d’envergure avait enlevé des sujets âgés de Baccharis il y a quelques années et les jeunes pieds repartaient déjà, il est plus facile d’enlever les sujets jeunes et donc de se mobiliser rapidement, ce sont plus de 500 pieds qui ont été enlevés dans la matinée, grâce à un outil le baccharache conçu par les spécialistes de l’arrachage du Baccharis sur la presqu’ile de Guérande. Les jeunes étaient ravis de l’action menée pour maintenir la biodiversité sur nos précieux marais.
Qu’elles sont ces EEE (espèces exotiques envahissantes), d’où viennent-elles ?
On connait bien ces plantes introduites dans les jardins depuis les années 1970.

L’herbe de la pampa Cortaderia selloana vient d’ Argentine, cette herbacée vivace de 2 à 4m de haut formant des touffes de plusieurs pieds, a des feuilles retombantes à bords coupants .Ses inflorescences forment des plumets blanchâtres ou rosés de 50 à 100 cm de long portant des fleurs mâles et femelles recherchés pour les bouquets secs ! Le caractère envahissant de la plante est lié à une grande production de graines sur les pieds femelles (plus de 10 millions par pied) entrainé par le vent jusqu’à 25 km elle est présente le long des routes, des voies ferrées. Dans les friches et lisières forestières, cette plante augmente les risques d’incendie car son feuillage est très inflammable. Cette plante a un impact sur la flore et sur la faune locale, ses plumeaux sont allergènes pour l’Homme.
Le Baccharis à feuille d’arroche Baccharis halimifolia vient d’Amérique du nord, introduit par les pépiniéristes pour les haies des jardins Il peut atteindre 5m de haut, il a des racines très profondes, ses feuilles losangiques vert pale, ses fleurs males jaunes, ses fleurs femelles blanches en inforescence terminale se transforment en millions de graines munies d’une aigrette assurant la dispersion par le vent. Cette plantes perturbe la flore et la faune locale des marais, plus discrète et moins connue que l’Herbe de la pampa son éradication est nécessaire.

Tout doit être mis en œuvre pour continuer les actions d’arrachage en masse de ces plantes il en va de la santé de nos espaces naturels, aussi l’APNO multiplie les chantiers pour suivre l’évolution des actions d’arrachage avec le service environnement de l’Agglo.
Rejoignez-nous si vous souhaitez participer à ces arrachages : contact:contact@apno.fr



